Le GICAN publie son rapport annuel d’activités 2025-2026

Présenté le 8 juillet lors de l’Assemblée générale du GICAN, le rapport annuel d’activités 2025-2026 revient sur une année de mobilisation pour l’industrie navale française. Il retrace les actions menées par le Groupement pour défendre les intérêts de la filière, soutenir sa montée en charge, accompagner l’innovation et renforcer son rayonnement en France, en Europe et à l’international.

Une industrie navale en croissance

En 2025, la filière a réalisé 17,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires et enregistré 38 milliards d’euros de prises de commandes. Elle rassemble plus de 770 entreprises et 59 100 emplois directs, auxquels s’ajoutent 38 200 emplois indirects et 32 000 emplois induits. La moitié de son chiffre d’affaires est réalisée à l’export ; 70 % relèvent de la défense et 30 % du secteur civil. Le carnet de commandes compte 170 navires : 54 civils, 48 de défense et 68 consacrés à la sécurité en mer.

Ces résultats traduisent la vitalité des chantiers, équipementiers, entreprises de maintenance et acteurs technologiques. Ils posent aussi une exigence : transformer la visibilité donnée par les commandes en capacités industrielles durables. Pierre Éric Pommellet, président du GICAN, le résume ainsi : « La mer n’est pas seulement un horizon. Elle est aujourd’hui une voie de notre réindustrialisation. »

Réindustrialiser par la mer

Dans son éditorial, Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, rappelle que la France dispose d’une filière capable de concevoir, construire et maintenir des bâtiments civils et militaires parmi les plus complexes au monde. Il souligne qu’« au fond, la mer est devenue un levier concret de réindustrialisation du pays » et appelle à consolider cette force collective au service de la souveraineté française.

Le rapport détaille le travail conduit sur la programmation militaire, la visibilité des commandes, le maintien en condition opérationnelle, les financements et les futurs instruments européens. À Bruxelles comme auprès des pouvoirs publics français, le GICAN a porté les intérêts de la filière dans les travaux relatifs à EDIP, SAFE et au prochain cadre financier pluriannuel. Il a défendu un accès plus simple des PME et ETI aux dispositifs de soutien.

Compétitivité et décarbonation

L’année écoulée a vu la création du Comité Industrie et le lancement de Naval Excellence, programme destiné à améliorer la performance collective, sécuriser les approvisionnements et renforcer les relations entre donneurs d’ordre, équipementiers et sous-traitants. Le GICAN a aussi poursuivi ses travaux sur la réparation navale civile, développé le Comité des chantiers de construction de petits navires et renforcé son dispositif de médiation.

Avec Armateurs de France et l’Union des Ports de France, le GICAN a porté le Plan stratégique de décarbonation du maritime. Près de 200 projets, représentant plus de 6 milliards d’euros d’investissements, ont été recensés. Ce travail a contribué au fléchage des recettes de l’ETS maritime vers un premier dispositif de 60 millions d’euros, puis au lancement d’un appel à projets opéré par l’ADEME.

Innovation, compétences et rayonnement

Le Groupement a poursuivi la structuration de la filière des drones navals, accompagné les projets du CORIMER et préparé la quatrième promotion de SEAstart. Les actions en faveur de l’emploi et des compétences se sont prolongées avec CINav, le Club RH, une bourse à l’emploi mensuelle et une présence sur plusieurs salons de recrutement et de formation.

Les Assises de l’économie de la mer, le Forum Innovation Défense, les Rencontres de l’industrie navale et EUROMARITIME 2026 ont réuni industriels, institutions et partenaires autour des priorités de la filière. À l’international, les Pavillons France et le renforcement de la présence du GICAN à Bruxelles, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient ont soutenu les entreprises sur leurs marchés.

Une équipe mobilisée au service des adhérents

Le GICAN compte 336 adhérents, dont 74 % de PME et TPE, et mobilise 16 permanents, parmi lesquels trois représentants à Bruxelles, Kuala Lumpur et Riyad. Écouter les entreprises, animer les comités et groupes de travail, alerter les décideurs, produire des analyses, faciliter les mises en relation et valoriser les savoir-faire : le rapport rend compte de cet engagement quotidien. Le renouvellement de la certification Quali’OP en 2026 reconnaît la qualité de l’organisation et des services proposés aux adhérents.

Ce rapport présente ainsi une année d’actions collectives au service d’une industrie navale compétitive, souveraine et capable de répondre aux besoins civils comme militaires.

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