La Filière des Industriels de la Mer

Le contrat stratégique de la Filière des Industriels de la Mer a été signé le 29 octobre 2018, en présence de Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie et des Finances, d’Elisabeth BORNE, alors ministre chargée des Transports, d’Agnès PANNIER-RUNACHER, alors secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, et d’Hervé GUILLOU, Président du GICAN et du Comité Stratégique de Filière (CSF). La signature de ce contrat s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de structurer les différentes filières industrielles pour développer des stratégies ambitieuses.

La Filière des Industriels de la Mer représente aujourd’hui 120 000 emplois en France, et réalise en moyenne 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 60% à l’export.

Elle regroupe 4 composantes :

 

  • L'industrie navale, représentée par le GICAN, qui représente plus de 46 000 emplois et près de 11,5 Mds d’€ de chiffre d’affaires.
     
  • L’Offshore O&G, représenté par EVOLEN, qui regroupe 25 à 30 000 emplois pour 15 Mds d’€ de chiffre d’affaires.
     
  • Les énergies marines renouvelables, représentées par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), EVOLEN et le GICAN, et qui recensent 2 600 emplois pour un chiffre d’affaires de 0,6 Mds d’€.
     
  • Les industries et services nautiques, représentés par la Fédération des Industries Nautiques (FIN), qui comptent 42 000 emplois industriels pour 4,7 Mds d’€ de chiffre d’affaires.


La présidence de la Filière des Industriels de la Mer est assurée par Hervé GUILLOU, Président du GICAN, et son délégué permanent est Christophe REMOUE, Directeur Général d’EVOLEN.
 

L’objectif de la filière est d’atteindre, d’ici à 2022, les 33 Md€ de chiffre d’affaires, et de créer 10 000 emplois en France.


Les actions de la filière sont structurées autour de quatre thématiques phare :

  • Une réorganisation de la gouvernance de la R&D autour de thématiques partagées. La signature du contrat de filière a permis la création du Conseil de la Recherche et de l’Innovation des industriels de la Mer (CORIMER). Cette nouvelle entité a permis de définir et d’entretenir une feuille de route partagée de R&D pour l’ensemble de la filière. Quatre grands axes de travaux, cohérents avec les enjeux de demain de la filière, ont été définis : green ship, smart ship, smart yard, smart offshore industries. Ces feuilles de route, mises à jour chaque année par le Comité R&D de la filière et par le CORIMER, visent à stimuler l’innovation sur ces sujets afin que la filière s’engage pleinement sur sa transformation écologique et numérique, et continue de développer l’excellence française.
     
  • L’accompagnement de la transformation numérique de l’ensemble des entreprises à l’échelle de toute la filière, pour développer des approches communes. Les ambitions du contrat de filière en la matière sont le développement d’une plateforme numérique, avec le soutien financier de l’Etat, et la mise en place de standards communs pour l’ensemble des acteurs de la filière. En effet, la filière compte des entreprises de tailles, d’activités, ou de niveaux de maturité variés dont la part de recours au numérique est très diverse et inégale. De plus, un projet pour accompagner 150 PME stratégiques vers les solutions de l’industrie du futur a été lancé, afin de permettre à la filière d'atteindre un niveau homogène de compétitivité.
     
  • Le renforcement de l’attractivité des métiers industriels, pour développer les emplois et les qualifications dans une filière en tension. En dépit des succès commerciaux enregistrés par les industriels de la mer avant la crise, et la croissance organique qui en a découlé, la filière est confrontée à la fois à des difficultés de recrutement et à un manque de compétences devenu structurel pour certains métiers clés (ouvriers et techniciens essentiellement). Cela est dû à la fois au manque d’attractivité des métiers industriels et à une offre de formation initiale encore très fragmentée et ne tenant pas assez compte des besoins des industriels. Cette thématique a pour objectif de corriger cette situation en promouvant les carrières de la filière, tout en repensant les formations et en rénovant l’apprentissage, l’alternance, et le tutorat afin de faciliter le recrutement des jeunes en formation. C’est notamment tout le sens des travaux du Campus des Industries Navales, lancé dès novembre 2017 et réunissant des régions, des industriels, des ministères, et des syndicats professionnels.
     
  • Le renforcement de l’activité à l’export des industriels de la mer, déjà très actifs sur ce marché. Ce renforcement passera par le développement et le maintien d’offres compétitives par les industriels de la filière, avec le soutien des pouvoirs publics et tout particulièrement dans le contexte post-crise sanitaire et économique qui a particulièrement perturbé le marché à l’export. Les travaux et les échanges de la filière sont nombreux avec la Team France Export, qui rassemble toutes les solutions publiques proposées par les régions, les services de l’Etat, Business France, les Chambres de Commerce et d’Industrie et Bpifrance, afin de faire gagner ses entreprises à l’international.

Le Comité Stratégique de Filière organise ses travaux grâce à quatre comités : Comité R&D, présidé par Marc LAFOSSE (Energies de la Lune), Comité Emplois, Formations, Compétences, Comité Numérique, présidé par Dominique SENNEDOT (Campus des Industriels de la Mer) et Comité Export, présidé par Thierry REGNAULT (CMN).

Dans le cadre de la crise du Covid-19, la Filière des Industriels de la Mer s’est mobilisée, grâce notamment aux travaux de ses quatre composantes, afin de venir en aide à ses entreprises pendant les périodes de restrictions sanitaires, puis pour développer un plan de relance de la filière qui lui permette de retrouver au plus vite sa croissance d’avant crise. Plus que jamais, la filière travaille avec ses membres, les acteurs publics et internationaux, pour la promotion des activités des industriels de la mer.