Groupement des Industries de Construction et Activités Navales

Economie de la mer : la députée Sophie Panonacle présente son plan pour des « Happy Blue Days »



Alors que la France est désormais bien avancée dans la sortie de la très particulière période du confinement et des mesures sanitaires, les regards sont désormais tournés vers les mesures de relance de l’économie. Après avoir atténué les effets de la crise sur le plan sanitaire, il s’agit désormais d’atténuer ceux sur le plan économique et d’en ressortir plus fort et plus résilient. C’est en ce sens qu’a été adressé au Président de la République et à la Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire le rapport « Happy Blue Days ». Issu de la concertation nationale de la communauté maritime, ce rapport a été rédigé par la députée de la Gironde Sophie Panonacle, aidée par huit députés des régions littorales ou des territoires d’outre-mer de France. L’ensemble des acteurs de l’économie de la mer a apporté ses contributions, y compris le GICAN. Son président, Hervé Guillou, ainsi que son Délégué général François Lambert et son Délégué à la communication et aux relations publiques Jacques Orjubin ont ainsi personnellement contribué aux échanges, en s’appuyant notamment sur les travaux entrepris dans le cadre de la filière des industriels de la mer.

            Ce rapport, volontairement exhaustif, a été présenté à Elisabeth Borne mardi 23 juin au matin par Sophie Panonacle. Il présente 150 propositions pour relancer ce vaste domaine de l’économie française, directement désigné par le Président de la République lors de son allocution du 14 juin pour contribuer à la relance. Trois volets ont été identifiés par la députée : un volet social (dialogue social, formation, emploi), un volet économique (compétitivité et décarbonation), et un volet écologique (recherche, sensibilisation, gestion durable des ressources). Plus spécifiquement, pour le secteur de l’industrie navale, ce plan insiste ainsi sur la question du recrutement et de la promotion du secteur dans la formation. Est également plusieurs fois évoquée la question du renforcement de sa compétitivité et de sa résilience, notamment en le protégeant des OPA extra-européennes agressives. Enfin, le plan insiste sur la nécessité d’aller de l’avant sur la transition énergétique, sujet sur lequel l’industrie navale est déjà particulièrement active. Cet enjeu  fait l’objet d’un travail de long terme au sein du GICAN et de la filière des industriels de la mer, non seulement avec les énergies marines renouvelables, mais aussi avec les travaux sur les navires verts ou sur le respect de l’environnement sur les chantiers. L’ambition de ce rapport est donc non seulement de donner des pistes pour surmonter cette crise, afin de remettre au plus vite et durablement le secteur sur la trajectoire positive qui était la sienne jusqu’au début de l’année 2020.

Le lien vers le rapport complet