Groupement des Industries de Construction et Activités Navales

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Bilan Euronaval 2018 : une étape supplémentaire pour la consolidation européenne de l’industrie navale



Le salon international du naval de défense EURONAVAL s’est tenu à Paris-Le Bourget du 23 au 26 octobre 2018. Près de 200 entreprises françaises – PME, ETI et grands groupes – ont présenté leurs innovations technologiques à 142 délégations officielles et 25 000 visiteurs professionnels. L’annonce du lancement des études pour un second porte-avions français par la ministre des Armées Florence PARLY ainsi que le renforcement des partenariats stratégiques durant le salon confirment pleinement les bonnes perspectives de l’industrie navale française.  

Durant le salon, les industries navales européennes ont franchi plusieurs marches vers une véritable consolidation à l’échelle du continent, souhaitée par les acteurs industriels du secteur. La ministre des Armées Florence PARLY a ainsi officiellement lancé le programme de remplacement des ravitailleurs de la Marine nationale, connu sous le nom de FLOTLOG (Flotte Logistique), en coopération avec l’Italie. La livraison de ces ravitailleurs sera une des premières concrétisations de l’alliance entre Naval Group et Fincantieri, annoncée le mardi 23 octobre. Grâce à la création d’une joint venture commune, Naval Group et Fincantieri entendent préparer des offres communes pour les programmes binationaux et les marchés export, développer la recherche et améliorer la compétitivité des filières industrielles navales française et italienne.

Dans les pas de cette première consolidation européenne, le GICAN et son homologue italien ASSONAVE ont signé le mercredi 24 octobre une feuille de route commune en faveur de la R&D et de l’innovation. La feuille de route désigne 5 axes de travail, pour lesquels des investissements majeurs doivent être envisagés par la Commission européenne : le navire vert, intelligent et autonome, les infrastructures offshores intelligentes et le chantier intelligent. Ces rapprochements doivent permettre, à terme, l’émergence d’un champion européen de l’industrie navale, d’une taille critique suffisante pour faire face à une concurrence nouvelle et plus agressive.

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